Se former aux métiers de la petite enfance

Tu apprécies la compagnie des jeunes enfants ? Les babysittings n’ont plus de secret pour toi ? Tu murmures à l’oreille des bébés et tu  es doué·e pour prodiguer divers soins ? Peut-être as-tu envie d’en faire ton métier. Travailler au contact de jeunes enfants, c’est les soutenir et les accompagner dans leur développement, leur éveil et leur épanouissement.

Plusieurs formations existent pour se faire une place dans ce domaine. Elles diffèrent par leur contenu mais également par leurs débouchés : un auxiliaire de l’enfance n’aura pas exactement le même diplôme et les mêmes qualifications qu’un puériculteur ou qu’un accueillant d’enfants… Faisons le point.

Devenir puériculteur·trice 

Le puériculteur travaille dans le domaine de la petite enfance et a plusieurs fonctions : il ou elle assure un encadrement paramédical pour les petits enfants : il donne le bain, lange les bébés, organise les repas, elle veille au bien-être de l’enfant…. Il assure également un rôle éducatif et facilite l’éveil et l’autonomie de l’enfant. Il se doit également d’être à l’écoute des parents. Pour en savoir plus sur cette profession, n’hésite pas à consulter la fiche métier « Puériculteur·trice » sur le site du SIEP. Pour avoir le titre officiel de puériculteur, il n’y a qu’une seule voie possible : finir les 3 années de puériculture en secondaire professionnelle (la 5ème, 6ème et 7ème secondaire).

Le certificat de qualification de puériculteur permet de travailler dans différents endroits, et cela avec le titre requis (requis donc prioritaire). Par exemple :

  • Dans des structures d’accueil collectif d’enfants (crèches, crèches parentales, pré-gardiennats, maisons communales d’accueil de l’enfance, maisons d’enfants et haltes accueil)
  • Au sien de centres d’accueil d’enfants à besoins spécifiques (pouponnières, établissements pour enfants handicapés)
  • En milieu hospitalier (services de maternité, de pédiatrie, de néonatalogie…)
  • En tant que soutien des instituteurs maternels l’enseignement fondamental (le terme « d’assistant maternel » étant un synonyme de puériculteur en Belgique)
  • Dans les structures d’accueil extrascolaire, parfois au domicile des parents, au retour de maternité, comme aide en cas de naissance multiple ou chez des enfants malades….

Devenir auxiliaire de l’enfance

Si par un concours de circonstances il n’est pas possible pour toi de retourner en secondaire pour obtenir le titre de puériculteur, il existe d’autres solutions. Ces solutions ne donnent pas accès au titre requis officiel de puériculteur, mais elles permettent de travailler dans le milieu de la petite enfance.

Il est possible de suivre une formation en tant qu’auxiliaire de l’enfance. Cette formation se donne uniquement en promotion sociale (enseignement pour adultes à horaire réduit). L’auxiliaire de l’enfance a un rôle d’accompagnateur. Il encadre et aide le personnel de puériculture et les enseignants s’occupant d’enfants entre 0 et 12 ans.

Le titre d’auxiliaire de l’enfance permet de travailler en tant que personnel encadrant les enfants dans un milieu d’accueil non subventionné collectif (maisons d’enfants, halte-garderies, haltes-accueils, etc.) et comme personnel de puériculture dans un milieu d’accueil subventionné collectif (crèches, prégardiennat, maisons communales d’accueil de l’enfance, crèches parentales, etc.). Attention : le titre d’auxiliaire de l’enfance doit être considéré comme un titre suffisant, c’est-à-dire que pour être engagé dans une crèche comme puériculteur avec un diplôme d’auxiliaire de l’enfance, il faut que la moitié du personnel de la crèche soit composé de puériculteurs ayant le titre requis (obtenu en secondaires professionnelles). De même, les puériculteurs ayant le titre requis auront priorité dans les écoles (pour accompagner et encadrer les enseignants et élèves en maternelles).

Ce diplôme peut également permettre de devenir (co)accueillant d’enfants subventionné et autonome.

Devenir accueillant·e d’enfants

L’accueillant d’enfants accueille les enfants de 0 à 6 ans dans un cadre. Généralement, il garde les enfants à domicile. Le domicile en question doit correspondre aux normes d’hygiène et de sécurité fixées par la loi et par l’ONE.

 L’accueillant d’enfants peut être soit indépendant, soit conventionné :

  • En tant qu’indépendant, il gère tout l’aspect administratif de son activité. Comme tout travailleur ayant le statut d’indépendant, l’accueillant d’enfants a de bonnes connaissances en gestion de base. L’accueillant d’enfant doit aussi avoir suivi une formation initiale reconnue par le gouvernement, lui permettant de s’occuper de jeunes enfants. Les formations existantes reconnues sont :

– La formation « auxiliaire de l’enfance » en promotion sociale ;

– La formation en alternance « accueillant·e d’enfants », organisée par l’EFP et l’IFAPME. Pour exercer et recevoir à son domicile, il doit également avoir une autorisation de l’ONE. Il a l’autorisation d’accueillir au maximum 4 enfants équivalents temps plein (maximum 5 enfants présents simultanément et 8 enfants inscrits). Pour plus d’information, tu peux consulter le document de l’ONE : « Devenir accueillant(e) autonome » ;

– Le certificat de qualification en puériculture obtenu en 7ème

  • Depuis 2013, l’accueillant d’enfant peut également être conventionné et dépendre d’un SAEC (Service d’Accueillants d’Enfants Conventionnés), ce qui lui procure un statut social particulier, lui permettant d’avoir des protections et droits (pension, l’incapacité de travail, maladies professionnelles, accidents du travail, allocations familiales, indemnités…). Il garde cependant une certaine autonomie dans l’organisation de l’accueil des enfants (prix demandés, horaires…). L’accueillant d’enfants conventionné n’a donc pas le statut d’un salarié classique mais bénéficie de la même sécurité sociale (à quelques détails près). Comme l’accueillant autonome, il doit également avoir suivi l’une des formation citées ci-dessus, reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour plus d’informations, tu peux aller consulter le site de l’ONE et leur page explicative « Accueillant-e d’enfants conventionné-e ».

Ouvrir sa propre crèche

Pour devenir directeur de crèche et ouvrir son propre établissement (non subventionné), il faut avoir suivi au préalable :

  • Soit la formation en alternance organisée à l’IFAPME et l’EFP « Directeur de maison d’enfants »
  • Soit avoir suivi lors de la 7ème année secondaire puériculture une formation complémentaire de 50 heures (il est possible d’entreprendre cette formation en travaillant déjà comme puéricultrice).

Pour être directeur d’un milieu d’accueil subventionnée, il faut avoir un diplôme de l’enseignement supérieur dans l’une de ces disciplines : infirmier, assistant social, assistant en psychologie, éducateur spécialisé, logopède, instituteur maternel, psychologue, psychopédagogue.

Pour prendre connaissance des conditions et des démarches, tu peux consulter la page « Directeur.rice ainsi que la brochure de l’ONE « 6 clés pour ouvrir son milieu d’accueil ».

Si tu as besoin d’éclaircissements, n’hésite pas à venir au SIEP pour un entretien d’information gratuit et sans rendez-vous. Pour tout ce qui concerne les métiers de la petite enfance, tu peux également directement contacter l’ONE qui pourra répondre à toutes tes questions sur le sujet. Bonne chance avec ton projet !

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